Le vendredi 18 septembre 2026, l’amphithéâtre Daure a accueilli une journée consacrée à l’avenir de l’expertise judiciaire : « Quel expert judiciaire pour demain ? »
Le vendredi 18 septembre 2026, la faculté de droit de l’université de Caen Normandie a accueilli la Conférence annuelle régionale sur l’expertise judiciaire (CAREJ). Organisée par la cour d’appel de Caen, la journée est issue d’un partenariat entre la cour d’appel, la faculté de droit, le barreau de Caen, la compagnie des experts judiciaires près la cour d’appel de Caen et l’UNETICA de Caen. Elle était ouverte à tous et gratuite sur inscription. Magistrats, avocats, experts, universitaires et étudiants se sont réunis autour d’une question : « Quel expert judiciaire pour demain ? »
Les chefs de cour et le doyen de la faculté de droit, ou leurs représentants, ont ouvert les travaux. Deux tables rondes ont ensuite abordé deux transformations majeures de l’expertise judiciaire.
La première table ronde, « L’expert : nouvel acteur de l’amiable ? », a interrogé la place de l’expert dans le développement des modes amiables de règlement des différends. Jennifer Aulombard, avocate au barreau de Caen, l’a animée. Autour d’elle intervenaient Bruno Boussion, expert foncier et médiateur, Marie Lefort, conseillère à la cour d’appel de Caen, Anne Rabaey, avocate au barreau de Cherbourg-en-Cotentin et médiatrice, et Karine Thouati, première vice-présidente du tribunal judiciaire de Nanterre.


L’après-midi, la seconde table ronde, « L’IA : nouvel acteur de l’expertise ? », s’est penchée sur ce que l’intelligence artificielle change dans les pratiques expertales. Eric Vaillant, avocat général près la cour d’appel de Caen, a modéré les échanges entre Arnaud Cueille, expert CNCEJ, Thibault Douville, professeur des universités, Paul Hébert, chef du bureau conduite du changement IA à la Direction de programme Intelligence artificielle (DPIA) du secrétariat général du ministère de la Justice, et Jérémy Villenave, avocat au barreau de Caen.
Grâce à un dispositif Wooclap, le public a pu participer aux discussions tout au long de la journée. Une restitution et une synthèse des travaux ont précédé la clôture, avec les conclusions et les remerciements.
Cette nouvelle édition confirme le lien étroit entre la faculté de droit et les acteurs judiciaires du ressort de la cour d’appel de Caen. Elle fait de l’amphithéâtre Daure un lieu d’échange entre théorie et pratique du procès.
